Gordon Chambers (Interview)
Effectuée le 28 Avril, par téléphone. A la suite de nombreux échanges de mail et de notre second entretien téléphonique, nous convenont lheure dune Interview "virtuelle" afin de le faire connaitre un peu mieux au public français.
Cest volontiers que Gordon sest plié à cet exercice.
Cédric: Bonjour Gordon, tout dabord merci de m'accorder ces quelques minutes.
Gordon : Pas de problème, ce nest pas tous les jours que je parle avec un français !
Cédric: Mon anglais n'est pas parfait, merci de ne pas parler trop vite!
Gordon : Ok, pas de problèmes!
Cédric: A quel moment as tu décider de sortir ton propre album ?
Gordon : Dès le début de ma carrière de parolier, jai toujours eu en tête de sortir un album personnel, qui parlerait de moi, les années passant et les collaborations se multipliant, je ne faisais que de retarder ce projet. Je me disais souvent : « après cette chanson, je my met vraiment » et cest ce que je faisait mais a chaque fois je recevais un nouveau projet pour quelquun dautre, mais petit à petit, lalbum a pris forme, jusqu'à je puisse enfin le sortir.
Cédric: Tu es originaire du New Jersey n'est ce pas? ça ne ta pas déranger dêtre obligé de vivre a New York ?
Gordon : Le fait de venir ici ne ma jamais posé de problèmes, cétait tout dabord un choix nécessaire pour ma carrière. Et puis lessentiel de ma famille est encore là bas, seuls mes parents sont venus avec moi et puis ce nest pas si loin doù je vis actuellement, New York est la ville de la créativité !
Cédric: Nest il pas difficile de combiner artiste et businessman ?
Gordon : Le problème nest pas là, la difficulté vient du fait davoir fait ce projet en tant quartiste indépendant, jai maintenant mon propre Label. Du coup j'ai moins de temps à consacrer au coté artistique, cest une des raisons pour laquelle cest seulement mon 1er album, la partie « Business » occupe la majeure partie de mon temps.
Cédric: Pour quels artistes es tu le plus fier davoir travaillé ?
Gordon : Tous sans exceptions, ce serait injuste den préféré un a lautre, chacun ma apporté quelque chose de positif, une expérience en plus, qui ma permis , je pense, davoir la maturité nécessaire pour sortir mon album.
Cédric: Je reformule ma question, avec qui as tu le meilleur souvenir ?
Gordon : (Rires) Peut être en 1994, avec BabyFace est sa famille, à la cérémonie des Grammys, la soirée était tellement longue que lon sétait un peu assoupis, ce sont les flash de lécran géant qui nous ont réveillé annonçant ma victoire pour « I Apologize » dAnita, très peu de temps après, Kenneth remportait le Grammy du meilleur producteur de lannée, cétait vraiment un bon souvenir.
Cédric: Oui, cest sûr ! Lequel des morceaux que tu as composé pour dautres préfères tu ?
Gordon : Choix difficile, il y en a plusieurs, « If It Wasnt For Your Love » dHeather par exemple, je prend beaucoup de plaisir à la chanter lors de mes spectacle, tout comme « The Only Thing Missin » dAretha ou « If You Love Me » des Brownstone. Mais jai un coup de cur pour « I Apologize », cest pour ça quil figure sur lalbum.
Cédric: Combien a tu enregistré de morceaux pour cet album ?
Gordon : Une centaine
Cédric: Cest énorme ! Comment as tu fais ton choix ?
Gordon : Cest difficile, heureusement que je nétais pas seul à choisir, des amis comme Glenn Lewis, Phyllis Hyman mon fait partagé leurs avis. Mais cest Troy Taylor qui avait souvent le dernier mot.
Cédric: Et des titres de ton album, lequel te touches le plus ?
Gordon : Sans hésiter « Always Be Proud », je ressens une véritable émotion en la chantant, les souvenirs de mes parents maidant à accomplir mon but par exemple, jai généralement les larmes au yeux en interprétant ce morceau.
Cédric: Jadore particulièrement la pochette, cest toi qui la voulu comme ça ?
Gordon : Pour la pochette, javais envie dune photo sobre, sans fantaisies, et ma couleur préférée a toujours été le bleu, pour tout ce que le « Blues » représente, cest aussi la couleur du Jazz. Ensuite, cest avec mon photographe Keith Major que cest fais le choix, je voulais plutôt quelque chose de mélancolique pour le devant, quitte à ce que larrière soit plus gai.
Cédric: Je pense quon a du te poser la question 1000 fois, mais quest ce qui tinspire en premier, les paroles ou la musique ?
Gordon : Toujours les paroles, ce sont les paroles qui donnent lâme au morceau, la melodie vient après, tout naturellement, en récitant les paroles. Souvent, un seul mot suffit à tous déclencher.
Cédric: Dans tes lyrics, tinspire tu de ta vie personnelle ?
Gordon : Bien sûr ! Quand jai commencé à écrire, cétait uniquement de choses vues dont je parlais, dhistoire quon ma racontée, ça navait rien de personnel au fil du temps, avec lexpérience et mon age avançant, jai appris à écrire des morceaux plus personnels, voir intimiste. Les titres de mon album parlent presque uniquement de choses vécues.
Cédric: Une question qui mest venue dès la 1ère écoute de « Slippin Away », mais quel morceau Troy a samplé pour ce titre ?
Gordon : (rires), En fait ce titre, cest Rico Anderson et moi qui lavons produit, tu nes pas le premier à me poser cette question! Tout le monde connaissait la mélodie, mais beaucoup ne se souvenait plus de qui était loriginal ! Il sagit dun groupe anglais qui sappelle Spandau Ballet, un morceau intitulé true. Jai toujours adoré ce morceau.
Cédric: Au jour daujourdhui, sur quel projet travailles tu ?
Gordon : Je suis en train décrire pour le prochain album de Yolanda Adams, ainsi que de réécrire pour Aretha Franklin.
Cédric: Avec quels artistes que tu na pas encore travaillé aimerais tu le faire prochainement ?
Gordon : Il y en a énormément pour qui jaimerais écrire ou réécrire ; Sade, Celine Dion, Stevie Wonder, Prince, Seal, Kem
Cédric: Quels sont les derniers albums que tu as acheté récemment, et lequel attends tu la sortie avec beaucoup dimpatience?
Gordon : Dernièrement, jai acheté beaucoup de classiques, comme le dernier Al Jarreau, le Best Of de Seal, le dernier Chaka Khan Sinon, jachète pas mal dalbum indépendants comme Byron Chambers, Deland Jattend avec impatience le nouveau Mica Paris et le nouveau Kem.
Cédric: Envisages tu une tournée Internationale ? si oui, passera tu par la France ?
Gordon : Nous venons de nous rendre en Angleterre, mais pourquoi pas un jour rencontrer mes fans français à Paris, ce nétait pas prévu, il faut que jen discute avec mon manager, je suis pas seul à décider, là je revient il na a pas très longtemps de Stockholm, on envisage daller également au Japon. En fait, je vais là où lalbum a été bien accueillit.
Cédric: Je voudrais tout dabord te remercier de mavoir envoyé ton album dédicacé si rapidement, pour ceux qui voudrais aussi avoir leur pochette dédicacée, à quelle adresse peut-on tenvoyer la jaquette de lalbum ?
Gordon : Ils peuvent lenvoyer à :
GORDON CHAMBERS
171 Adelphi Street
Brooklyn, NEW YORK 11205
Cédric: Javais un peu dappréhension avant cette interview, car comme tu le sais je ne suis pas journaliste, contrairement à toi qui avais travaillé pour Essence Magasine? Nest je pas été trop mauvais ?
Gordon : (rires) Non, tu tes bien débrouillé (rires) Et ton anglais aussi.
Cédric: En tout cas je te remercie pour ta simplicité et de mavoir accorder un peu de ton temps précieux !
Gordon : Ca ma fait plaisir, et merci pour ta "review" sur cdbaby !
(Efféctuée et traduite par Cédric "Donell" C.)